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news 03 - avril 2016
SOMMAIRE :
- Les quatre points clefs du millésime 2015 (Les Echos, 18 mars 2016)
- Voilà les dix marques les plus puissantes au monde (Les Echos, 24 mars 2016)
- Un manifeste pour soutenir les carrières des femmes scientifiques (notretemps.com, 24 mars 2016)
- Addict Paris, le coiffeur par abonnement (LSA, 22 mars 2016)
- L'OREAL Paris, ou l'art de s'attacher les «e-influenceuses» (Le Figaro, 23 mars 2016)
Les quatre points clefs du millésime 2015 (Les Echos, 18 mars 2016)
Reprise en France, crise des émergents, effet dollar fort et dividende en hausse, revue des enjeux.
Dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et de chute des devises émergentes, voici les quatre points clefs à retenir pour 2015 et 2016.
Une reprise française
La croissance a atteint 1,1 % en France en 2015. Ce n'est pas le nirvana, mais c'est assez pour soutenir les résultats du CAC 40, même si la France représente moins de 30 % du chiffre d'affaires moyen pour trente d'entre elles, selon Ricol Lasteyrie. La consommation d'abord résiste. C'est le constat de Carrefour dont la marge opérationnelle a augmenté dans l'Hexagone. Le distributeur a enregistré fin 2015 son 12e trimestre d'affilée de croissance, malgré un tassement en fin d'année lié notamment à une météo trop clémente. Unibail, de son côté, a constaté une hausse de 4,1 % du chiffre d'affaires des commerçants dans ses centres commerciaux. Danone parle aussi d'une reprise de la croissance en Europe, après des années de consommation morose. La FNAC a aussi enregistré une croissance de 0,7 % à magasins constants en 2015 et Darty de 2,8 %. Les deux groupes constatent même que les soldes et les achats de fin d'année n'ont pas été affectés par les attentats de Paris en novembre dernier, à la différence de Carrefour qui impute en partie les difficultés des hypermarchés à cet événement. C'est aussi le cas d' AccorHotels qui a enregistré une chute de 12 % de son revenu par chambre au dernier trimestre en Ile-de-France.
En revanche, le secteur de la construction est resté déprimé une bonne partie de l'année. Vinci évoque un « marché peu porteur » et Schneider un « environnement morose ». Legrand, dont les ventes ont baissé de 2,5 %, constate malgré tout que l'activité de rénovation a continué de résister. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs acteurs voient des premiers signes positifs pour 2016 à l'instar de Vinci ou de Bouygues, qui a noté une hausse de 10 % de ses prises de commandes au second semestre 2015. Saint-Gobain prévoit aussi une stabilisation en France, qui fut « le point le plus difficile de l'année 2015 ».
La panne émergente
La Chine, en ralentissement, le Brésil et la Russie, en récession, sont restés les principaux points noirs du CAC 40. Schneider reconnaît que la situation est compliquée pour l'industrie, mais aussi pour la construction en Chine. Saint-Gobain constate aussi une décroissance en Chine et au Brésil, alors que ses marges progressent partout ailleurs. En Chine, Carrefour et Danone souffrent des changements rapides des habitudes de consommation locale. Danone observe aussi une forte baisse des volumes dans les produits laitiers en Russie, compensée par des « hausses de tarifs dans un contexte de consommation difficile ». Pour Capgemini, le Brésil est le seul point noir avec le secteur de l'énergie aux Etats-Unis. Dans ce pays, la dégradation continue de l'activité économique a affecté l'activité de séminaire et de meeting dans les hôtels d'Accor. La filiale de produits électroniques de Casino a pesé sur les comptes du distributeur. A la différence de Carrefour, plus présent dans l'alimentaire, et qui revendique une bonne résistance de l'Amérique latine, Brésil et Argentine inclus, dans un « contexte plus difficile ».
Pour 2016, il ne faut sans doute pas attendre d'amélioration en Russie et au Brésil, alors que le ralentissement va se poursuivre en Chine. Seb estime que la conjoncture demeurera « vraisemblablement très dégradée » en Russie et au Brésil, alors que Renault attend encore une baisse forte des marchés brésilien et russe cette année, mais pas en Chine, où il vise une croissance de 4 à 5 % du marché.
Le moteur de l'euro cale
En 2015, l'euro a chuté de 10 % face au dollar et de 5 % face à la livre sterling. Du pain bénit pour AccorHotels, AXA, Legrand, Sanofi, Vinci, LVMH, Air Liquide, Michelin, Publicis qui ont tous constaté un effet de change positif sur leurs comptes en 2015. Mais « cet effet favorable de conversion des devises ralentit au cours de l'année », a prévenu Air Liquide, alors que l'euro a repris du terrain face au billet vert. Saint-Gobain constate ainsi que son effet de change de 3 % sur ses ventes au premier semestre a été ramené à seulement +1,4 % au second. Et Schneider, qui a annoncé un effet de change positif de 295 millions d'euros grâce à l'appréciation du dollar et du yuan, estime qu'aux taux de change actuels, l'impact des devises sur le chiffre d'affaires 2016 serait négatif de près de 1 milliard d'euros. En revanche, « il y a eu beaucoup d'exceptionnels dus à l'effondrement de certaines devises émergentes en 2015, ce qui n'a pas été un cadeau pour nos entreprises qui sont assez présentes au Brésil, en Russie ou en Turquie », constate Benjamin Melman chez Edmond de Rothschild AM. « Ces effets devraient s'estomper en 2016. »
Retour des dividendes
En 2015, les profits ont baissé, mais pas les dividendes, signe que les résultats opérationnels ne sont pas si mauvais. Ainsi, 28 des 38 entreprises en année calendaire vont augmenter leur dividende au titre de 2015, 7 vont le maintenir et 3 ne vont pas en verser : ArcelorMittal, en lourdes pertes, Peugeot et Alcatel-Lucent qui viennent à peine de sortir du rouge.
Les hausses sont particulièrement fortes dans la finance après une période de disette. Celui d'AXA va augmenter de 16 %, celui de BNP Paribas de 54 %, celui de Crédit Agricole SA de 71 %, alors que celui de la Société Générale va passer de 1,20 à 2 euros par action. Quelques groupes non financiers augmentent aussi leurs coupons comme Valeo (+36 %), L'Oréal (+14,8 %), LVMH (+ 11 %), Publicis (+33 %) ou Safran (+15 %).
Plus surprenant, Technip a décidé de maintenir son dividende, alors que « 2015 a été une année terrible et que le groupe reste pessimiste pour 2016 », note Aurel BGC. Mais il dispose encore d'une belle trésorerie. Enfin, Engie a maintenu le sien à 1 euro, malgré sa perte. Il s'est aussi engagé à verser un dividende de 0,70 euro par action en 2016 et en 2017, en numéraire. Une façon de consoler ses actionnaires qui ont vu le cours de Bourse chuter en 2015.
Voilà les dix marques les plus puissantes au monde (Les Echos, 24 mars 2016)
Le cabinet britannique Brand Finance vient de publier son classement des marques les plus influentes au monde, d'un point de vue marketing. Seule une marque française figure dans ce Top 10.
Si vous voulez devenir une marque influente, investissez dans le cinéma. Voilà l'enseignement que l'on peut retirer, en substance, du nouveau classement Brand Finance de cette année .
Alors que Lego tenait le haut du classement en 2015 , boosté par la sortie du film "La Grande Aventure Lego" , la marque de jouets de construction s'est fait détrôner en 2016 par Disney, largement porté par le succès du dernier "Star Wars".
L'Oréal, seule marque française de ce classement, se hisse à la troisième place, juste devant Pwc (4e) (PricewaterhouseCoopers), réseau d'entreprises américain assurant des missions d'audit et d'expertise comptable, et McKinsey&Company (5e), cabinet de conseil lui aussi américain.
Suivent ensuite les biens connus Nike (6e), Johnson's (7e), Coca-Cola (8e), la chaîne NBC (9e) et enfin Google (10e). On note la disparition dans ce top 10 des marques Ferrari, Red Bull ou encore Rolex.
Pour établir ce classement, le cabinet britannique Brand Finance note chaque marque sur des facteurs divers, comme la fidélité, la promotion, l’investissement marketing, la satisfaction du personnel ou la réputation de l’entreprise. Sur la base de ce score, les marques se voient attribuer une note, de D à AAA +.
Une première place grâce à Star Wars... et aux médias
Longtemps dans le groupe d'élite des AAA+, Disney décroche pour la première fois la première place. Un succès qui témoigne de la puissance du "grand écran" mais cette position dominante a aussi été gagnée grâce à une longue série d'acquitions, rappelle le cabinet.
En effet, dès les années 90, l'entreprise américaine créée en 1923 par Walt Disney a commencé à se diversifier, notamment dans les jeux vidéos (Disney Interactive) et les médias (avec l'achat du réseau de télévision sportif ESPN). Quand Robert Iger prend la tête de la société en 2005, le rythme des acquisitions s'intensifie : rachat de Pixar pour 7,4 milliards de dollars, Marvel pour 4,24 milliards... Jusqu'à certainement la plus décisive, Lucasfilm et sa franchise Star Wars en 2012 pour un peu plus de 4 milliards de dollars .
"Star Wars - The Force Awaken", premier film de la série intergalactique sorti sous l'égide de Disney en décembre 2015 a battu tous les records du box-office . Un succès dû à l'énorme campagne de promotion et au merchandising qui l'a suivi et précédé, mais aussi à l'intense battage médiatique autour de sa sortie, analyse encore Brand Finance, qui évalue la valeur de la marque Star Wars à 10 milliards de dollars.
Un manifeste pour soutenir les carrières des femmes scientifiques (notretemps.com, 24 mars 2016)
La Fondation L'Oréal, en partenariat avec l'Unesco, a lancé jeudi soir à Paris un manifeste appelant à soutenir les carrières des femmes scientifiques par une série de préconisations comme la parité dans les colloques et les commissions scientifiques.
Ce texte en six points a été signé par la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova et le pdg du groupe de cosmétiques Jean-Paul Agon, à l'issue de la remise des prix L'Oréal-Unesco pour les femmes et la science.
Le manifeste recommande notamment de "favoriser l'accès des femmes aux postes scientifiques de haut niveau" et de "garantir la parité dans les instances et manifestations scientifiques en terme de participation et de leadership".
Les femmes continuent à être nettement sous-représentées dans la recherche scientifique. Elles ne comptent que pour 29% des chercheurs, selon une enquête réalisée en 2013 par le Boston Consulting Group dans plusieurs pays (Allemagne, Espagne, France, Etats-Unis, Japon, Chine).
"Les disparités hommes/femmes sont encore très fortes, notamment dans le domaine des sciences du vivant. Plus d'égalité et de parité dans les sciences, c'est plus d'opportunités pour atteindre l'excellence scientifique", a souligné Irina Bokova, citée dans un communiqué.
"Le manifeste vise à sensibiliser le grand public à ce problème, à le partager avec lui afin qu'il porte le message avec nous", a expliqué David MacDonald, de la Fondation L'Oréal.
Le texte est disponible sur www.forwomeninscience.com et les internautes sont invités à le signer.
Les résultats de cette campagne seront publiés en septembre.
Addict Paris, le coiffeur par abonnement (LSA, 22 mars 2016)
Sur Franchise Expo Paris 2016, un nouveau concept de salon de coiffure était présenté. Addict Paris propose des abonnements comme ce qu’il peut exister en salle de sport.
Un coiffeur en abonnement illimité. C’est le concept que présentait Addict Paris sur Franchise Expo Paris 2016. "Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait en salle de sport", explique Laurent Piffard, un des trois co-fondateurs de la jeune enseigne. "Le premier salon a ouvert à l’automne 2015 à Marseille. Deux autres ont été installés à Bordeaux et La Rochelle. Trois autres vont ouvrir très prochainement", poursuit Laurent Piffard. Deux sont des succursales, le reste sont des salons en franchise.
Quatre formules d’abonnement sont proposées aux clients, hommes et femmes. Par exemple, pour 19,90 euros par mois, un homme pourra se faire coiffer à volonté. Pour 49,90 euros, une femme aura le droit à une couleur et des mèches à volonté et à un brushing par semaine.
Côté produits, les salons Addict utilisent et vendent des capillaires de la division Produits professionnels de L’Oréal. "Le salon est low cost par le prix mais haut-de-gamme par les prestations", insiste Laurent Piffard. Selon le co-fondateur, ouvrir un salon Addict nécessite un investissement de 100 000 euros.
L'OREAL Paris, ou l'art de s'attacher les «e-influenceuses» (Le Figaro, 23 mars 2016)
Depuis cinq ans, le groupe de cosmétique suit de près le phénomène créé par les blogueuses beauté.
Sa présence au milieu de Laetitia Casta, Jennifer Lopez, Eva Longoria, Julianne Moore et Naomi Watts déroute les plus de 30 ans. En octobre, Kristina Bazan a rejoint l'écurie des égéries stars de L'Oréal Paris. À 21 ans, cette blogueuse influente (plus d'un million de visites par mois) est devenue l'«e-égérie» de la première marque de cosmétiques au monde.